Aime la vie, elle t'aimera
Le léger vent du soir ébouriffait les grossiers feuillages des arbres du parc et les derniers rayons de soleil, traversant les branchages allaient doucement déverser leurs lueurs sur les bancs en fer rouillé.
Sous le faible éclairage, une jeune femme aveugle humait l’air à la recherche du doux parfum de la rose que tenaient ses mains aux doigts fins et habiles. Plantée là, au milieu du parc, elle se ravissait du bruit que produisait le ruisseau. Ce léger clapotis qui faisait l’eau en s’échouant sur les rochers. Elle écoutait aussi le crissement du sable sous ses semelles de cuir. Ce crissement qui semblait sans cesse lui crier que la vie n’était belle que parce qu’elle y croyait encore. Une phrase passait et repassait devant ses yeux morts : « aime la vie, elle t’aimera ».
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